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La Salamandre (Salamandra salamandra)

Description

Systématique

Classe des amphibiens

Ordre des Urodèles

Famille des Salamandridés

Salamandra salamandra(Linné)

 

Détermination

La Salamandre présente un tronc allongé plutôt massif et des pattes courtes aux doigts et orteils libres adaptés à la vie terrestre. La tête est très large, le museau arrondi et les yeux sont saillants. Sa peau lisse renferme de nombreuses glandes toxiques. Il existe environ 15  sous-espèces de salamandres. La sous-espèce typique est Salamandra salamandra salamandra qui vit dans l'est de l'Europe. La forme la plus visible dans l'ouest de l'Europe est  la sous-espèce Salamandra salamandra terrestris. Chez celle-ci les taches deviennent des bandes longitudinales ininterrompues de sorte que le jaune prédomine. On observe facilement les glandes épidermiques sous forme de petites taches noires notamment sur les grandes glandes uniformes derrière les yeux. L'animal est essentiellement terrestre.

 

Taille

Elle peut atteindre 20 cm de long et les larves ne mesurent pas plus de 3 cm.

 

Coloration

La Salamandre est l'un des urodèles le plus coloré et le plus beau. De peau luisante noire tachetée de jaune, à tons variables, cette coloration de mise en garde protège la salamandre de ses ennemis. Le ventre est grisâtre ou brunâtre.

 

Photographie de la salamandre - © Michel Fautsch

 

 

Biologie et écologie

Régime alimentaire

La salamandre est un carnivore très vorace qui se nourrit d'insectes variés (orthoptères, chenilles et autres animaux de même genre) mais aussi de limaces, de vers de terre et de myriapodes (mille pattes).

 

Reproduction

Photographie de l'habitat typique de la salamandre - © Michel Fautsch

Les salamandres arrivent à leur maturité sexuelle durant leur 4ème année. Les accouplements ont lieu toute l'année sauf en hiver. Les femelles déposent habituellement les larves l'année suivante, en mai ou juin. Celles-ci sont déposées la nuit dans les eaux pures et fraîches des ruisseaux et fontaines de forêts Une femelle peut déposer jusqu'à 70 larves d'environ 3 cm de long dont les deux paires de membres sont déjà développées. Ces larves, qui vivent dans l’eau, possèdent des branchies externes plumeuses, elles y grandissent et au bout de deux à trois mois quittent l'eau. Certaines populations des régions sèches du sud de l'Europe constituent une exception. Les femelles mettent au monde un petit nombre de jeunes déjà métamorphosés qui n'ont pas besoin d’eau. L'espérance de vie des salamandres est de 10 ans.

 

Habitat

La salamandre terrestre habite dans les forêts de feuillus peu exploitées, surtout à base de chênes. Les adultes ne sont pas liés à l'eau mais ils en ont besoin pour leur reproduction. La salamandre est capable de nager, bien que n'ayant pas de membrane natatoire aux pattes, elle ondule comme un serpent et avance à une vitesse appréciable.

 

 

Distribution

En Europe

La Salamandre tachetée est répandue dans le sud-ouest et le centre du continent, au sud d'une ligne joignant la Basse-Saxe au nord de la Roumanie. Elle est absente des Iles Britanniques, de la Sardaigne, de la Sicile, du nord de la Belgique et d’une grande partie des Pays-Bas. Des populations isolées existent en Afrique du Nord et au Proche-Orient.

 

En Belgique et en Wallonie

La sous-espèce Salamandra salamandra terrestris occupe le Benelux, une grande partie de la France, de l'Allemagne et l'ouest de la Suisse

 

En Wallonie, l'espèce est distribuée irrégulièrement en Moyenne Belgique, et cela en fonction des zones forestières existantes. Il existe également de nombreuses populations à caractère relictuel. L'aire de répartition de la salamandre terrestre est davantage continue au sud du Sillon Sambre et Meuse.

 

Réglementation

 

En Belgique et Wallonie

L'espèce est totalement protégée en Wallonie par le décret "Natura 2000" ainsi qu'à Bruxelles et en Flandre.

 

Menaces

La principale est la disparition ou l'altération des sites de reproduction engendrée par des aménagements destructeurs (captages d'eau aux sources, nouveaux étangs, curages et recalibrages de ruisseaux, comblements, ...) ou par une évolution défavorable des nappes phréatiques (abaissement artificiel ou naturel de la nappe). Le domaine terrestre est affecté par des travaux comme l'empierrement des chemins forestiers et la création de routes proches des sites de reproduction. La végétation rivulaire présente aux abords des sites de reproduction possède une certaine importance, notamment pour les juvéniles : sa destruction ou une sur fréquentation (piétinement, altération du couvert) peuvent poser problème.

Voir aussi :

→ La pêche au féminin
→ Podcast saumon atlantique
→ Les poissons de nos rivières
→ Les frayères artificielles
→ Podcast CIR